avril, 2007Archiver

avr 25
Le 25 avril 1974 avait lieu au Portugal la Révolution des Oeillets. Pour une fois, une armée mettait bas une dictature et instaurait la démocratie.
Le signal de départ de cette révolution est donné le 25 avril 1974 à 0h25. A cette heure-là, la radio nationale diffuse Grândola, vila morena (Grândola, ville brune), une chanson révolutionnaire de Zeca Afonso évoquant la liberté, la démocratie et le respect. Un mystérieux Mouvement des forces armées (MFA), mené par Otelo Saraiva de Carvalho, passe alors à l’action et s’empare des points stratégiques du pouvoir dans le pays. Seize heures plus tard, le régime dictatorial s’effondre.

La chanson:

Son texte:

GRANDOLA ville brune
Terre de la fraternité
Le peuple est celui qui commande le plus
A l’intérieur de toi ville
A l’intérieur de toi ville
Le peuple est celui qui commande le plus
Terre de la fraternité
GRANDOLA ville brune
Dans chaque coin un ami
Dans chaque visage un ami aussi
GRANDOLA ville brune
Terre de la fraternité
Terre de la fraternité
GRANDOLA ville brune
Dans chaque visage un ami aussi
Le peuple est celui qui commande le plus
A l’ombre d’un chêne
Dont je ne savais pas l’âge
Je t’ai juré comme compagne
GRANDOLA à ta volonté
GRANDOLA à ta volonté
Je t’ai juré comme compagne
A l’ombre d’un chêne
Dont je ne savais pas l’âge.
avr 18
Le journal hongrois Népszabadság nous apprend que le musée d’Auschwitz a repoussé l’ouverture d’une exposition consacrée au rôle de l’Armée rouge dans la libération de ce camp de la mort.
Le motif de cette décision? un différend autour de la nationalité des victimes. Beaucoup étaient issues des territoires annexés par l’URSS dans le cadre du pacte Molotov-Ribbentrop de 1939. Il fixait le partage de l’Europe centrale et du Nord entre l’Allemagne nazie et l’URSS.
L’auteur de l’article, Endre Aczél, trouve le débat sur la nationalité des victimes indigne:

“Les conservateurs polonais du musée trouvent inacceptable que l’exposition qualifie les Juifs polonais ou lituaniens de citoyens soviétiques. Plusieurs millions de Juifs sont effectivement devenus citoyens de l’URSS pendant la nuit, qu’ils l’aient voulu ou non. Les Polonais perçoivent le terme ‘citoyen soviétique’ comme une légitimation supplémentaire du partage de leur pays. Toutefois, il est indécent de se quereller au sujet de la nationalité des victimes. Elles n’ont pas été déportées à Auschwitz du fait de leur nationalité, mais de leurs origines.”

» Source :
- Pour la traduction : Euro|topics
- Pour l’article intégral en hongrois Népszabadság (journal hongrois)

avr 18

Histoire : Enseignement

Histoire-géo : Profs et élèves : un seul lit pour deux rêves (l’Expresso du 5 avril 2007)
Profs et élèves vivent-ils la même leçon en cours ? Nicole Braxmeyer et Jean-Claude Guillaume nous donnent une rare occasion de sonder les attentes, les intentions, les motivations des professeurs d’histoire-géographie de collège. Plus rare encore, à coté des 113 enseignants interrogés, leur étude a consulté près de 3 000 élèves ce qui permet un exceptionnel croisement.

Compte-rendu du Café pédagogique : L’Histoire enseignée : celle vue par les profs et celle vécue par les élèves.

L’étude de la DEPP (ministère) : Image de la discipline et pratiques d’enseignement en histoire-géographie et éducation civique au collège. Les dossiers évaluations et statistiques - D.E.P.P. - N°183. Mars 2007.L’étude


Historiographie / Publications

Le Monde.fr : François Furet, la révolution oubliée

Histoire : Média et technologies

AHC: Bienvenue :cAssociation Histoire et Informatique (H&I). Site en français et en allemand.

GeschichteLernenMitWikisUndWikipedia < Geschichte < Campus : Apprendre l’histoire avec un/des Wikis et Wikipedia. Cours. Langue : allemand

hist.net: Home : Portail l’histoire et les nouveaux médias. Site suisse. Langue : allemand

TDC : L’Histoire au cinéma

Le numéro de TDC- Textes et Documents pour la Classe daté du 15 mars consacre un volumineux dossier à la problématique de L’Histoire au cinéma.

Au sommaire, après une introduction du spécialiste Christian Delage, des approches théoriques (”Enseigner l’Histoire par le cinéma” par Christophe Rabu), des études de cas, des séquences pédagogiques, une bibliographie.

Je signalerai l’article de Raphaëlle Moine (Paris X) intitulé : “La fonction mémorielle du film d’époque“. Définissant comme un genre à part entière la “fiction patrimoniale” (qui réunit “film historique” et “film en costume”), elle analyse sa (re)naissance au début des années 1980, après une éclipse d’une vingtaine d’années, (les Jean de Florette, Cyrano de Bergerac, Germinal…ont [alors] pour mission d’être le ciment d’une nation ébranlée par les premiers échecs de la politique sociale de la gauche” mais sont aussi “les ambassadeurs de l’identité nationale à l’étranger“…), et un succès qui semble ne pas devoir se démentir à l’orée du XXIème siècle.

[TDC, L'Histoire au cinéma, N° 932, 15 mars 2007]

avr 14
René Rémond
L’historien et académicien René Rémond est mort dans la nuit de vendredi à samedi. Comme le dit Hugo Billard sur son blog, ça fait un peu beaucoup après les décès ces derniers mois de Pierre Vidal-Naquet, Jacques Ozouf Jean-Pierre Vernant et Lucie Aubrac. La communauté des historiens engagés et des témoins de l’époque contemporaine vient de prendre un nouveau coup.
Concernant le parcours de cet historien connu pour son travail sur les droites en France et plus largement pour son travail dans le domaine de l’histoire politique, Hugo Billard avec son Jardin des retours a très largement et suffisamment bien fait le travail pour que je vous y renvoie directement : René Rémond, entre tradition, mémoire et histoire. Merci à Hugo Billard.
avr 13
Récemment il a été question de Google Earth (à lire l’article du journal Libération : Darfour : Google Earth témoin occulaire) avec la mise en ligne d’un dossier sur la situation au Darfour. Ce dossier a été réalisé par “The United States Holocaust Memorial Museum”.
Cet actualité brûlante et désespérante trouve une traduction en ligne en tout point remarquable.
Dans le même temps, ce dossier m’a permis de découvrir un autre dossier tout aussi remarquablement réalisé: mapping the holocaust qui permet d’interfacer Google Earth avec the Holocaust Encyclopedia. Cette encyclopédie est d’ailleurs disponible également en français (sans Google Earth) : Encyclopédie multimédia de la Shoah.

mapping the holocaust

Jusqu’à présent, j’avais associé Google Earth avec la géographie. Grâce à l’initiative de l’United States Holocaust Memorial Museum, j’ai entrevu des opportunités dans l’utilisation de Google Earth dans le domaine de l’histoire.
Cette première exploration a abouti à la réalisation d’un mini-dossier (1 page) dans la partie consacrée au Médias&Technologies : Google Earth et Histoire. Ce mini-dossier s’articule autour des trois axes indissociables, selon moi, de l’éducation aux médias et aux technologies: donner à voir, donner à faire, donner à réfléchir (voir mon précédent billet : Réfléchis avant de poster).
Bien entendu, ce mini-dossier n’a pas la prétention à l’exhaustivité relativement à l’utilisation de Google Earth en classe d’histoire. Vos expériences et vos liens seront les bienvenus.

Post-scriptum : la production de matériel pédagogique et de séquence mis à disposition des enseignants d’Outre-Atlantique (voire du monde anglo-saxon) est sans commune mesure avec ce que l’on peut trouver dans nos contrées. Une nouvelle fois, de ce côté-ci de l’Atlantique, l’essentiel de l’effort repose sur les épaules et la bonne volonté des enseignant-e-s. Jusqu’à l’épuisement des bonnes volontés?

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