avril, 2008Archiver

avr 28

En prolongement à notre première séance sur le film historique (fiction) et le film documentaire historique, voici une intéressante vidéo relative à un making off. Dans cette présentation, Richard Hammon, animateur de l’émission Top Gear, nous présente le making of de Bloody Omaha, un cour-métrage diffusé dans l’émission Timewatch (BBC). C’est une scène du débarquement de Normandie, sur la plage Omaha Beach, qui a été réalisé en seulement 4 jours par 3 personnes et beaucoup de post-production.

On peut ainsi admirer le travail de reconstitution, mais aussi la transparence de la BBC puisque ce documentaire est accompagné sur le site de la chaîne des coulisses de la réalisation du documentaire ainsi que d’un certain nombre d’autres prolongements (interview, bibliographie, liens, forums).
Cet exemple de la BBC met en évidence les complémentarités pouvant être offerte entre différents médias pour accompagner la diffusion d’un documentaire et d’inscrire celui-ci dans une dynamique de discussion et d’un prolongement au-delà du moment de diffusion via un forum. Le dévoilement des coulisses est utile dans la compréhension de la manière dont fonctionne la construction d’un discours, d’un «document» ou d’images. Il insère donc élèves et enseignants dans le processus de la construction d’un discours historique où chacun est autant récepteur que producteur possible (à son échelle, à son niveau) de ce même discours. Le savoir est ainsi autant un construit qu’en construction.

Site de la BBC : http://open2.net/timewatch/2008/bloodyomaha.html

avr 28

Moi aussi j’ai ma phase «retour en marche arrière». J’ai remonté mon tourne-disque, ouvert l’armoire aux 33tours, sorti Rod Stewart, Styx, Stevie Winwoods, Fleetwood Mac, Average White Band et Sea Level. Effet de l’âge? volonté de remonter le temps alors que celui devant moi diminue inéxorablement? être et avoir été? je ne le sais. Toujours est-il que c’est agréable de retrouver mon adolescence et mes 15-17 ans. Mais cela n’a de valeur que parce que je mesure le chemin parcouru et l’évolution qu’a connue autant ma personne que la production musicale. Bien sûr je peux songer à un «revival» permanent, mais il ne saurait répondre à mes défis d’ajourd’hui et à ceux du monde musical. Me contenter de me passer et repasser ces disques ne ferait que de me plonger dans une douce torpeur, certes agréable, mais illusoire. Ce qui ne veut pas dire qu’aujourd’hui est meilleur que hier, mais que pour répondre aux questions d’aujourd’hui, il ne sert à rien de mimer les réponses d’hier : le 33tours n’est pas la réponse pour les maisons du disque à la dématérialisation de la musique et à la crise de l’industrie musicale. Le 33tours est un marché de niche, répondant à des nostalgiques ou à des besoins spécifiques, mais il n’est pas généralisable à l’ensemble des consommateurs de musique.
Pas plus que la réforme des programmes du primaire français annoncée à Perigueux par Nicolas Sarkozy et développée par Xavier Darcos, son ministre de l’éducation, se proposant in fine de revenir à l’école primaire du XIXe siècle de Jules Ferry ou que l’initiative vaudoise pour enclencher la marche arrière scolaire et figer l’école vaudoise dans le formol du siècle passé ne sont LA réponse d’aujourd’hui aux défis qui attendent demain notre société et notre jeunesse. C’est les plonger, nous plonger, dans cette trompeuse torpeur, c’est mimer un temps qui ne peut pas revenir. C’est enclencher la marche arrière qui fera que nous serons écrasés par le passé plutôt que de tirer les leçons du passé pour construire les outils qui, aujourd’hui, nous aiderons à construire notre monde de demain.

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