Historiography | HistoriographieArchiver

avr 28
Howard Zinn est l’auteur d’une Histoire populaire des Etats-Unis. Cette histoire des États-Unis présente le point de vue de ceux dont les manuels d’histoire parlent habituellement peu. L’auteur confronte avec minutie la version officielle et héroïque -de Christophe Colomb à George Walker Bush- aux témoignages des acteurs les plus modestes. Les Indiens, les esclaves en fuite, les soldats déserteurs, les jeunes ouvrières du textile, les syndicalistes, les GI du Vietnam, les activistes des années 1980-1990, tous, jusqu’aux victimes contemporaines de la politique intérieure et étrangère américaine, viennent ainsi battre en brèche la conception unanimiste de l’histoire officielle.
Depuis sa parution en 1980, l’ouvrage a connu 6 rééeditions et a dépassé en langue anglaise le 1,7 millions d’ouvrages vendus. En 2007, une version pour les jeunes a été réalisée en deux volumes : A Young People’s History of the United States (Vol. 1: Columbus to the Robber Barons et Vol. 2: Class Struggle to the War On Terror).
En ce début d’avril, Howard Zinn, en collaboration avec l’historien Paul Buhle et le cartooniste Mike Konopacki, publie A People’s History of American Empire. Sous la forme d’une BD, cet ouvrage débute avec les événements du 11 septembre 2001, puis explore les cycles de l’expansion américaine dans le monde depuis Wounded Knee à l’Irak en passant par la Première Guerre mondiale, l’Amérique centrale, la guerre du Vietnam et la Révolution irannienne.
Basée sur la BD et avec la voix off de Viggo Mortensen, la vidéo “Empire or Humanity? What the Classroom Didn’t Teach Me about the American Empire” présente et résume l’ouvrage:

Cette vidéo a été réalisée par Tomdispatch.com. Sur ce même site, il est possible également de lire un essai d’Howard Zinn intitulé “Empire or Humanity?“.

avr 28

Le XXe siècle possède le triste privilège d’être celui des massacres, des génocides ou de l’épuration ethnique. Et d’autres exactions variées pour lesquelles il a fallu inventer de nouveaux termes : démocides, fémicides, urbicides, etc. Environ 210 millions d’individusauraient ainsi péri, dont les trois quarts des civils : Tutsis, Juifs, Arméniens, Bosniaques…
Depuis la Seconde Guerre mondiale, ces violences ont déboussolé philosophes et historiens. Après avoir rédigé en 2004 Purifier et détruire : Usages politiques des massacres et génocides, Jacques Sémelin, directeur de recherches au Centre d’études et de recherches internationales (CERI), s’est lancé dans un projet encore plus vaste : une Encyclopédie des violences de masse, qui ambitionne de recenser, documenter et éclairer les massacres du siècle passé. Mais, au lieu de procéder de manière traditionnelle et de livrer un ouvrage contributif en trois volumes, Jacques Sémelin a décidé d’ancrer cette œuvre sur Internet, où elle sera consultable par tous dès jeudi 3 avril.

Mais pourquoi ce terme de violence de masse?:


Semelin 2
envoyé par Mediapart

 

L’interview complet de Mediapart avec Jacques Sémelin:
http://www.mediapart.fr/journal/international/020408/une-encyclopedie-des-violences-de-masse-sur-internet

avr 28
Depuis le 24 janvier 2008, Lazare Ponticelli était le dernier poilu survivant de la Première Guerre mondiale. En effet, Louis de Cazenave, ancien combattant de la guerre 1914-1918, venait de décéder à l’âge de 110 ans. Un peu moins de 2 mois plus tard, Lazare Ponticelli rejoignait à 110 ans également ses camarades de tranchées et les 8,5 millions de Français ayant combattu en 1914-1918 (pour 1,4 millions de morts).
Dans l’intervalle, l’Etat français a réussi à faire revenir Lazare Ponticelli sur sa décision de ne pas être l’objet d’obséques solennelles de portée nationale, promise en 2005 par Jacques Chirac. Chose que Lazare Ponticelli avait refusée dans un premier temps, estimant que “ce serait un affront à ceux qui sont morts avant moi“. En définitive, Lazare Ponticelli l’a accepté à la condition que la cérémonie soit simple et sans tapage et qu’un hommage national soit rendu à l’ensemble des soldats pour célébrer la mémoire cette fois de tous les morts, hommes et femmes.

Son décès marque donc la disparition du dernier témoin-combattant et, par là-même, fait basculer définitivement le Premier Conflit Mondial du côté de l’histoire soit ce temps où les témoins directs ne sont plus là, ce temps aussi appelé «histoire du temps présent».
Alors que la Première Guerre Mondiale a repris une place historiographique importante ces dernières années comparativement à la Deuxième Guerre Mondiale avec le concept de brutalisation et son rôle dans la compréhension de la violence des sociétés du XXe siècle industriel, comment replacer le témoignage de Lazare Ponticelli ou de quelle manière sera-t-il récupéré dans le débat historiographique et dont la question-clé —autour de laquelle le Historial de la Grande Guerre de Péronne et le CRID s’écharpent— est:

dans la boue, sous les obus, comment diable les soldats ont-ils tenu ?

A ma droite, l’équipe du Mémorial de Péronne, les poilus —élevés dans une société occidentale en voie de “brutalisation”—auraient baigné dans une “culture de guerre” - messianisme patriotique, haine de l’ennemi, esprit de croisade - qui les aurait rendus globalement “consentants”. En résumé, la chair à canon a accepté d’être de la chair à canon…” et les mutineries de 1917 sont un phénomène isolé.
A ma gauche, le CRID préfère mettre l’accent sur les expériences concrètes qui expliqueraient la “ténacité” des combattants. Des stratégies d’esquive aux refus d’obéissance, et des mutilations volontaires à la désertion, il y a, pour l’équipe du CRID, toute une gamme de sentiments et de gestes que l’on trouve chez la plupart des soldats, y compris chez ceux qui tiennent par ailleurs un discours nationaliste. Il y aurait donc lieu de s’interroger sur les multiples formes de contrainte qui se cachent derrière le “consentement” patriotique. Les mutineries feraient alors partie d’une multitude de stratégies pour échapper à la contrainte comme les mutilations volontaires et ne seraient plus un phénomène isolé.

Malheureusement pour les tenants de l’école historique officielle du Mémorial de Péronne tant Lazare Ponticelli que Louis Cazenave, l’avant-dernier poilu encore vivant, donnent leur crédit de témoin —et de témoin quasi pathéonisé pour Ponticelli— au CRID. Ainsi, Lazare Ponticelli avait retenu la leçon de chose suivante:

«Vous tirez sur des pères de famille, c’est complétement idiot»

Lazare Ponticelli, c’est aussi un poilu qui a fraternisé avec l’ennemi:

« Dans le Tyrol, nous étions dans les tranchées à quelques mètres de l’armée autrichienne. Nos rangs étaient composés de soldats italiens germanophones, ce qui facilita les contacts avec « l’ennemi ». On en venait même à échanger nos boules de pain contre leur tabac. On a ainsi fraternisé. Mais au bout de quelques jours, n’entendant plus de bruits de balles, les états majors se sont méfiés et ont changé les bataillons des premières lignes ».

En cela, son positionnement relativement à la Première Guerre mondiale ne différait pas de celui de Louis de Cazenave, dernier combattant vivant ayant connu le «Chemin des Dames»:

Sur les fraternisations:

« Il faut avoir entendu les blessés entre les lignes. Ils appelaient leur mère, suppliaient qu’on les achève. C’était une chose horrible. Les Allemands on les retrouvait quand on allait chercher de l’eau au puits. On discutait. Ils étaient comme nous, ils en avaient assez. »

Sur l’année 1917

« Nous avions fraternisé mais quand c’est arrivé aux oreilles de l’État-major, il a ordonné une attaque. »

Sur la guerre en général:

« La guerre ? Hay hay hay ! Un truc absurde, inutile ! A quoi ça sert de massacrer des gens ? Rien ne peut le justifier, rien ! »

« La gloire, l’héroïsme ? De la fumisterie ! »

« Le patriotisme ? Un moyen de vous faire gober n’importe quoi ! »

Ainsi voici deux chantres d’un certain pacifisme et de la fraternisation élevés au rang de nouvelles îcones du patriotisme et, par leurs propos, nous permettent de mieux comprendre leurs réticences à être «canonisés» devant les risques d’instrumentalisation et de récupérations politiques d’une telle démarche étatique. Lazare Ponticelli ne manquait d’ailleurs pas de rappeller qu’il avait fallu attendre 2005 et Jacques Chirac pour que la France officielle s’intéresse à ses poilus survivants:

« Je refuse ces obsèques nationales. Ce n’est pas juste d’attendre le dernier poilu. C’est un affront fait à tous les autres, morts sans avoir eu les honneurs qu’ils méritaient. On n’a rien fait pour eux. Ils se sont battus comme moi. Ils avaient droit à un geste de leur vivant… Même un petit geste aurait suffit».
« On s’en est foutu un peu. Il a fallu que ce soit Chirac qui commence à bouger quand on n’était plus nombreux et qu’on était fatigués. ».

Mais eux partis, le risque existe aussi que la mémoire escamote ce passage à l’histoire au profit d’une récupération par l’histoire officielle et par une sursaturation mémorielle. Ce risque est d’autant plus grand que maintenant leur destin individuel est élevé au rang d’icône. Lazare Ponticelli se transforme en icône jumelle du soldat inconnu. En ce jour de disparition, Nicolas Offenstadt ne manque pas de souligner, au moment où Larare Ponticelli disparaissait, que les projets d’hommage au dernier poilu fonctionnaient comme «des remake des cérémonies de l’entre-deux-guerres sans souci d’actualiser les rites autour de la Grande Guerre, sans souci apparent de relier de manière innovante ce passé de 14/18 et le présent, comme cela a pu être fait au moment du bicentenaire de la Révolution française.» (Le «dernier poliu», une nouvelle icône? )
Cependant, comme le note encore Nicolas Offenstadt, les réticences de Lazare Ponticelli ont infléchi les projets d’une cérémonie idéale en prenant des chemins de traverse: «d’une part le dernier poilu est un italien engagé dans la légion étrangère en France, qui termina la guerre sous uniforme italien (il dût rejoindre les troupes de son pays après que celui-ci soit entré en guerre en 1915) et d’autre part le personnage est loin de se plier initialement à ce que l’on voulait faire de sa mort.»
Il n’en demeure pas moins que la cérémonie de lundi prochain fournira d’utiles indices sur les usages qui sont faits du soldat et de la Grande Guerre aujourd’hui. Pour Offenstadt, il ne fait aucun doute que les derniers poilus «sont devenus des icônes mémorielles, comme Guy Môquet, à qui l’on fait parler beaucoup plus du présent que du passé.»

Sources :
http://www.lemonde.fr/carnet/article/2008/03/12/lazare-ponticelli-le-dernier-poilu-francais-est-mort_1022139_3382.html
http://tf1.lci.fr/infos/france/societe/0,,3687533,00-avant-dernier-poilu-est-decede-.html
http://www.libelabo.fr/2008/03/12/lazare-ponticelli-le-dernier-poilu/
http://pagesperso-orange.fr/memoire78/pages/ponti.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lazare_Ponticelli
http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_de_Cazenave
• Nicolas Offenstadt, « Le pays a un héros : le dernier poilu », L’Histoire, n° 320, mai 2007, pp. 25-26.
• Sur le débat historiographique: http://lyonelkaufmann.ch/histoire/historiographie_sujets/pages/_29.html

fév 19

La dépêche de l’AFP:

Sarkozy: à chaque enfant de CM2, la mémoire d’un enfant victime de la Shoah

Le président Nicolas Sarkozy a annoncé mercredi qu’il voulait qu’à partir de la rentrée scolaire 2008 chaque élève de la classe primaire de CM2 se voie “confier la mémoire” d’un enfant français victime de la Shoah, mercredi lors du dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de france (CRIF).

“J’ai demandé au gouvernement, et plus particulièrement au ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos, de faire en sorte que, chaque année, à partir de la rentrée scolaire 2008, tous les enfants de CM2 se voient confier la mémoire d’un des 11.000 enfants français victimes de la Shoah”, a déclaré M. Sarkozy.

“Les enfants de CM2 devront connaître le nom et l’existence d’un enfant mort dans la Shoah. Rien n’est plus intime que le nom et le prénom d’une personne. Rien n’est plus émouvant pour un enfant que l’histoire d’un enfant de son âge, qui avait les mêmes jeux, les mêmes joies et les mêmes espérances que lui”, a-t-il ajouté.[…]
Source : Dépêches de l’Education

Cette dérive dans l’utilisation sarkozienne du mémoriel est des plus inquiétantes. Ainsi, la démarche n’a rien ni d’une démarche historique, ni d’une démarche de compréhension du monde et des atrocités engendrées par l’espèce humaine au XXe siècle. Elle prend en otage tant les enseignants que les enfants et leurs parents. Au regard des stades du développement de l’enfant, elle me parait tout autant criminelle et productrice d’inévitables traumas psycho-affectifs. Enfin, elle reprend les procédés des régimes totalitaires qu’elle serait censée combattre. Elle n’est qu’endoctrinement. Et j’y vois quelque ressemblance avec la construction des enfants martyrs, prêts à se faire sauter une clé du paradis en plastique autour du cou.

Enseigner la folie génocidaire du vingtième siècle et plus particulièrement le génocide des Juifs lors de la Deuxième Guerre mondiale nécessite une toute autre approche si l’on désire sortir du «plus jamais ça» et de la compassion mémorielle. Ainsi, enseigner la Shoah à l’école, c’est
- ne pas être uniquement dans les bons sentiments en écrasant la sensibilité des enfants par l’émotion omniprésente;
- ne pas construire les citoyens de demain sur la pitié ou l’émotion brandie comme seul exercice de l’intelligence.

Un livre en explique le pourquoi et permet de mieux comprendre pourquoi la Shoah est devoir d’histoire et non de mémoire: Georges Bensoussan, Auschwitz en héritage? D’un bon usage de la mémoire, Mille et une nuit, 1998, 3,50 Euros. En introduction à son livre, vous pouvez lire le compte-rendu d’une de ses conférences au Cercle d’études de la déportation et de la Shoah: Comment enseigner la Shoh? Conférrence-débat avec Georges Bensoussan du 24 mai 2000.

Mise à jour (16.02.2008)

Dans Le Monde (15.02.2008), Georges Bensoussan, historien et auteur de Histoire de la Shoah, met en garde notamment en garde contre une “dérive vers une religion mémorielle et civile de la Shoah”. “Cela introduit une concurrence mémorielle très dangereuse. […] Où demain chacun voudra sa part de tragédie.” “Le risque c’est de transformer une histoire affreuse, abominable en histoire officielle. […] Le premier réflexe quand on est en présence d’un catéchisme, c’est de se révolter et de casser des idoles.” Pour Georges Bensoussan, la démarche choisie par l’enseignement offficiel de la Shoah aboutira à ancrer chez les contemporains que cette tragédie concerne d’abord les Juifs. Or, le travail de Georges Bensoussan consiste justement à ancrer que cette tragédie concerne l’humanité toute entière pour comprendre les mécanismes des entreprises génocidaires du XXe siècle.
La bande-son à écouter: “On ne peut pas entrer au cœur de la Shoah avec des enfants de 10 ans”.

A lire également :
Shoah en CM2: Simone Veil fustige l’idée de Sarkozy.
Un marketing mémoriel par Henri Rousso dans Libération

Par ailleurs, je suis frappé en lisant certains propos et commentaires de la réduction faite concernant l’enseignement de l’histoire à l’école à une simple entreprise d’enseignement de la mémoire.
De plus, très rapidement d’ailleurs, cet enseignement de la mémoire glisse vers la mémorisation de dates. Ainsi, dans une autre annonce faite hier, Nicolas Sarkozy présentait hier les grandes lignes du programme de Xavier Darcos, ministre de l’éducation, concernant l’école primaire. Ce programme prône le retour aux fondamentaux à l’école primaire et fleure bon la nostalgie à l’école mythique de Jules Ferry comme bouée de sauvetage aux enjeux actuels de l’éducation. Relativement à la culture générale et à l’histoire, ces dernières devraient également être remise à l’honneur, notamment au travers de la connaissance de dates historiques centrales, selon «Le Figaro».
D’un simplisme déroutant, l’équation suivante se dessine donc :

histoire=mémoire=mémorisation.

A cette équation s’ajouterait donc la variable émotionnelle comme ersatz didactique.

Il est plus que temps de relire certains textes sur la différenciation entre histoire et mémoire:
Paul Ricoeur. Entre la mémoire et l’histoire in Tr@nsit
Histoire et mémoire par Laurent WIRTH
Histoire ou mémoire ? par Denis Collin

En ce temps de confusion soigneusement entretenue, le temps est venu de rejoindre l’entreprise “Pour un réseau des enseignants-chercheurs en historiographie et épistémologie de l’histoire” ou pour le moins de lire les articles de référence mis en ligne.

Mise à jour (18.02.2008)

Voici la réaction et le témoignage d’une enseignante du primaire:

Il faut donc émouvoir.
Il faut donc que nos enfants soient les confidents intimes des douleurs de ce monde.
Il faut donc enseigner l’Histoire par le sentiment.
Mais Monsieur le Président, mes élèves me verront donc pleurer tous les vendredi matin?

Rien à ajouter sur cette nouvelle démarche pédagogique d’un enseignement de l’histoire compassionnel déjà initié concernant les lycéens avec la lecture de la lettre de Guy Môquet.
Si en fait, lisez l’entier du billet de cette enseignante, intitulé sobrement L’Ecole et la Shoah. Et merci à Ostiane.

déc 15
C’est l’excellent site d’informations en ligne Rue89 qui nous fournit cette superbe problématique historique, via les résultats d’une recherche internationale conduite par Peter Brecke, chercheur en science politique du Georgia Institute of Technology d’Atlanta aux Etats-Unis et dont les conclusions sont publiées dans les Proceedings of the National Academy of Sciences:

Et si les crises climatiques et les guerres étaient liées ?

La recherche a créé une base une base de données de 4500 conflits qui se sont produits à travers le monde entre 1400 et 1900, puis David Zhang, chercheur en géologie de l’université de Hong Kong a rassemblé des données climatiques et des étudiants ont collecté des informations sur la production agricole et ses prix.

Pour autant, nous n’aurions guère à nous réjouir sur le plan des conflits du réchauffement climatique, car Peter Brecke n’exclut pas qu’un réchauffement climatique puisse avoir les mêmes effets :

“des températures plus élevées sont responsables de sécheresses qui peuvent avoir les mêmes effets : baisse des ressources naturelles et violences pour se les approprier”.

Le résumé de la recherche dans Rue89: Les changements de climat sont-ils responsables des guerres?

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