MédiasArchiver

août 28

Adapté du bouquin et du documentaire de Patrick Rotman, le film “L’ennemi intime” de Florent-Emilio Siri raconte la descente aux enfers d’un jeune lieutenant idéaliste (Benoît MAGIMEL) appelé à combattre en Algérie dans un des moments les plus violents du conflit (1959, les opérations du Plan Challe en Kabylie).

L’Agence Cinéma Education et Zérodeconduite.net proposent un accompagnement substantiel autour de ce film :

  • Un dossier pédagogique d’une vingtaine de pages qui mêle les approches esthétique, historique et philosophique
  • Un supplément “Cinéclasse”, en partenariat avec “Le Monde de l’Education” (dans le numéro de Septembre)
  • Dossier pédagogique, renseignement et réservations : http://www.zerodeconduite.net/lennemiintime

    La bande annonce sur le site officiel du film : http://www.lennemi-intime-lefilm.fr/

    Critiques de film:

  • Comme au cinéma
  • cinezik
  • juil 29

    La Bastille dans les prémiers jours de sa demolition.“La Bastille dans let premiers jours de sa démolition, le 20 julliet 1789″
    Source: © Photothèque des Musées de la Ville de Paris/Joffre/Degraces “La Bastille dans let premiers jours de sa démolition, le 20 julliet 1789″ (Ref. 9 CAR 1493). Huile sur toile (77×114 cm)

    Le site américain Liberty, Equality, Fraternity propose un ensemble de médias fort intéressants (images, textes, cartes, chansons, frise chronologique) en lien avec la Révolution française. Au total, le site regroupe plus de 600 sources (documents primaires) en collaboration avec le Center for History and New Media (George Mason University) et l’American Social History Project (City University of New York), avec le soutien de la the Florence Gould Foundation et du National Endowment for the Humanities.
    Pour replacer ces images dans le contexte révolutionnaire, douze thèmes sont présentés et développés tel les causes sociales de la Révolution, les femmes et la révolution, les chants révolutionnaires, l’héritage révolutionnaire ou la guerre, la terreur et la résistance à la révolution.
    Les textes, cartes et chansons sont en anglais et pourraient être utilisés pour un enseignement bilingue ou en lien avec un enseignement en anglais. Pour les images, elles forment un ensemble de 245 images, présenté ainsi par le site:

    “Below you can browse through a list of 245 images included in Liberty, Equality, and Fraternity. The largest number are political cartoons. But we also include paintings and images of artifacts such as fans and buttons. The images are drawn from many repositories, but particularly from the Museum of the French Revolution in Vizille in southwest France and Olin Library at Cornell University. An essay on how to read images provides useful background”.

    De plus, le site propose un ensemble intéressant d’essais ( au format .pdf) sur la révolution française et les images. Les essais couvrent des thèmes que la violence révolutionnaire ou la représentation des femmes dans les foules révolutionnaires.

    Dans une perspective pédagogique, le site propose aussi tout un travail sur “Comment regarder les images” (”How to read images“) qui intéressera les enseignant-e-s et leurs élèves. Ainsi à la deuxième page de ce travail, l’auteur aborde la question suivante : «How could an engraver or a painter make the viewer realize that a particular event had a specifically revolutionary character?» (Comment un graveur ou un peintre peut-il amener le spectateur qu’un événement particulier a des caractéristiques révolutionnaires?). En outre, pour faciliter le travail des enseignant-e-s et des élèves, un choix a été effectué relativement aux images pour en pré-sélectionner plus particulièrement quarante-deux (Imaging the French Revolution).
    A ce sujet, il est à noter que c’est essentiellement la face violence jumelée à celle de la remise en cause de l’ordre social (exécution du roi ou de Marie-Antoinette) qui sont mises en avant :”(On lira avec intérêt l’article de Casey Harison The French Revolution on Film: American and French Perspectives dans «the History Teacher.»)”: En cela, le dossier se rapproche quelque peu de la vision “burkienne” (et donc réactionnaire) de la révolution française [Edmund Burke (1790). Réflexions sur la Révolution de France] A moins que cela soit une manière de mettre en évidence la différence fondamentale entre la guerre d’Indépendance des Etats-Unis et la Révolution française. En effet, pour Howard Zinn, alors que la révolution française est une révolution populaire remettant en cause l’ordre social établi, l’Indépendance des Etats-Unis est un mouvement indépendantiste conduit par des aristocrates fortunés (Blancs, anglo-saxons, fortunés et conservateurs), cherchant à maintenir ses privilèges et sa domination sur les autres composantes sociales (classes populaires, Noirs, Indiens…). [Zinn H. (2004). Une histoire populaire des Etats-Unis. De 1492 à nos jours. Paris: Editions AGONE, 812 pages]

    D’un point de vue didactique, cet ensemble de sources historiques s’intègre à une démarche didactique et pédagogique permettant aux élèves de construire leur connaissance et compréhension historique à l’aide de sources à l’image de l’historien. Un des chevaux de bataille d’une partie des didacticiens en histoire américain.

    Mes remerciements vont au site revolutionfrancaise.net pour m’avoir fait découvrir ce site.

    avr 25
    Le 25 avril 1974 avait lieu au Portugal la Révolution des Oeillets. Pour une fois, une armée mettait bas une dictature et instaurait la démocratie.
    Le signal de départ de cette révolution est donné le 25 avril 1974 à 0h25. A cette heure-là, la radio nationale diffuse Grândola, vila morena (Grândola, ville brune), une chanson révolutionnaire de Zeca Afonso évoquant la liberté, la démocratie et le respect. Un mystérieux Mouvement des forces armées (MFA), mené par Otelo Saraiva de Carvalho, passe alors à l’action et s’empare des points stratégiques du pouvoir dans le pays. Seize heures plus tard, le régime dictatorial s’effondre.

    La chanson:

    Son texte:

    GRANDOLA ville brune
    Terre de la fraternité
    Le peuple est celui qui commande le plus
    A l’intérieur de toi ville
    A l’intérieur de toi ville
    Le peuple est celui qui commande le plus
    Terre de la fraternité
    GRANDOLA ville brune
    Dans chaque coin un ami
    Dans chaque visage un ami aussi
    GRANDOLA ville brune
    Terre de la fraternité
    Terre de la fraternité
    GRANDOLA ville brune
    Dans chaque visage un ami aussi
    Le peuple est celui qui commande le plus
    A l’ombre d’un chêne
    Dont je ne savais pas l’âge
    Je t’ai juré comme compagne
    GRANDOLA à ta volonté
    GRANDOLA à ta volonté
    Je t’ai juré comme compagne
    A l’ombre d’un chêne
    Dont je ne savais pas l’âge.
    avr 18
    Le journal hongrois Népszabadság nous apprend que le musée d’Auschwitz a repoussé l’ouverture d’une exposition consacrée au rôle de l’Armée rouge dans la libération de ce camp de la mort.
    Le motif de cette décision? un différend autour de la nationalité des victimes. Beaucoup étaient issues des territoires annexés par l’URSS dans le cadre du pacte Molotov-Ribbentrop de 1939. Il fixait le partage de l’Europe centrale et du Nord entre l’Allemagne nazie et l’URSS.
    L’auteur de l’article, Endre Aczél, trouve le débat sur la nationalité des victimes indigne:

    “Les conservateurs polonais du musée trouvent inacceptable que l’exposition qualifie les Juifs polonais ou lituaniens de citoyens soviétiques. Plusieurs millions de Juifs sont effectivement devenus citoyens de l’URSS pendant la nuit, qu’ils l’aient voulu ou non. Les Polonais perçoivent le terme ‘citoyen soviétique’ comme une légitimation supplémentaire du partage de leur pays. Toutefois, il est indécent de se quereller au sujet de la nationalité des victimes. Elles n’ont pas été déportées à Auschwitz du fait de leur nationalité, mais de leurs origines.”

    » Source :
    - Pour la traduction : Euro|topics
    - Pour l’article intégral en hongrois Népszabadság (journal hongrois)

    avr 18

    Histoire : Enseignement

    Histoire-géo : Profs et élèves : un seul lit pour deux rêves (l’Expresso du 5 avril 2007)
    Profs et élèves vivent-ils la même leçon en cours ? Nicole Braxmeyer et Jean-Claude Guillaume nous donnent une rare occasion de sonder les attentes, les intentions, les motivations des professeurs d’histoire-géographie de collège. Plus rare encore, à coté des 113 enseignants interrogés, leur étude a consulté près de 3 000 élèves ce qui permet un exceptionnel croisement.

    Compte-rendu du Café pédagogique : L’Histoire enseignée : celle vue par les profs et celle vécue par les élèves.

    L’étude de la DEPP (ministère) : Image de la discipline et pratiques d’enseignement en histoire-géographie et éducation civique au collège. Les dossiers évaluations et statistiques – D.E.P.P. – N°183. Mars 2007.L’étude


    Historiographie / Publications

    Le Monde.fr : François Furet, la révolution oubliée

    Histoire : Média et technologies

    AHC: Bienvenue :cAssociation Histoire et Informatique (H&I). Site en français et en allemand.

    GeschichteLernenMitWikisUndWikipedia < Geschichte < Campus : Apprendre l’histoire avec un/des Wikis et Wikipedia. Cours. Langue : allemand

    hist.net: Home : Portail l’histoire et les nouveaux médias. Site suisse. Langue : allemand

    TDC : L’Histoire au cinéma

    Le numéro de TDC- Textes et Documents pour la Classe daté du 15 mars consacre un volumineux dossier à la problématique de L’Histoire au cinéma.

    Au sommaire, après une introduction du spécialiste Christian Delage, des approches théoriques (”Enseigner l’Histoire par le cinéma” par Christophe Rabu), des études de cas, des séquences pédagogiques, une bibliographie.

    Je signalerai l’article de Raphaëlle Moine (Paris X) intitulé : “La fonction mémorielle du film d’époque“. Définissant comme un genre à part entière la “fiction patrimoniale” (qui réunit “film historique” et “film en costume”), elle analyse sa (re)naissance au début des années 1980, après une éclipse d’une vingtaine d’années, (les Jean de Florette, Cyrano de Bergerac, Germinal…ont [alors] pour mission d’être le ciment d’une nation ébranlée par les premiers échecs de la politique sociale de la gauche” mais sont aussi “les ambassadeurs de l’identité nationale à l’étranger“…), et un succès qui semble ne pas devoir se démentir à l’orée du XXIème siècle.

    [TDC, L'Histoire au cinéma, N° 932, 15 mars 2007]

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